Jean-Baptiste Mercoli (Oboni), médecin spécialiste en soins palliatifs au CHUV

En quoi consiste votre travail?

Notre mission est d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies incurables, et ce pas seulement dans la dernière phase de vie. Le suivi des proches fait aussi partie intégrante de notre travail. En tant que coresponsable de l’équipe mobile de soins palliatifs du CHUV, je me rends au chevet de patient·e·s hors de l’hôpital, par exemple dans des cliniques privées ou sur leur lieu de vie, que ce soit à domicile ou en EMS. Parallèlement à ces activités cliniques, je forme de jeunes médecins, ainsi que des étudiant·e·s en médecine et en soins infirmiers. Je participe aussi à la gestion globale du Service de soins palliatifs du CHUV, avec mes autres collègues cadres.

Votre parcours est atypique : études complètes de biologie, puis de médecine. Jusqu’au doctorat...

Je me suis d’abord orienté vers la biologie de la conservation. Après mon Bachelor à l’UNIL, j’ai travaillé en Australie avec des abeilles et au Canada avec des poissons. De retour à Lausanne, j’ai réalisé un Master en biologie médicale et participé à des travaux visant à comprendre les effets du fructose sur l’organisme. Le contact avec les volontaires de cette étude m’ayant particulièrement plu, je me suis lancé dans la médecine.

Ce qui vous plaît dans votre métier ?

Durant ma spécialisation en médecine interne au CHUV, j’ai passé quelques mois au Service de soins palliatifs. La révélation ! C’était tout ce que j’attendais de la médecine : une approche très humaniste, avec du temps à consacrer aux patient·e·s, aux proches. Nous les accompagnons dans des moments de vie très particuliers, forts en émotions. Je m’étonne souvent de constater à quel point ces personnes sont reconnaissantes et altruistes, malgré ce qu’elles sont en train de traverser. Elles m’inspirent énormément.

Un conseil à quelqu’un que votre parcours séduirait ?

N’ayez pas peur de faire de longues études, ce sont des années magnifiques. Gardez toutes les portes ouvertes jusqu’à trouver votre voie. Il faut parfois du temps, mais rien n’est jamais perdu ! Il est aussi important de se créer des opportunités, et de les saisir.

Interview publiée dans Échos du vivant n°13, une publication de la Faculté de biologie et de médecine de l'UNIL à l’intention des gymnases, lycées et collèges romands.

Texte : Mélanie Affentranger

Photo : Felix Imhof

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