Chloé Brun, collaboratrice scientifique à Interface

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Chloé Brun a obtenu à l'UNIL un Bachelor en sciences sociales, puis un Master en politique et management publics.

Elle est maintenant collaboratrice scientifique à Interface.

Quel a été votre parcours académique et professionnel?

J’ai débuté mon cursus universitaire par un Bachelor en sciences sociales et géographie environnementale à l’UNIL. J’ai ensuite effectué un stage au service de l’agriculture en Valais, suivi d’un stage dans le canton de Vaud où j’étais chargée de réaliser une enquête sur les démarches participatives.

J’ai ensuite commencé un Master à l’IDHEAP en politique et management publics, que j’ai achevé en 2019. Après une brève période de chômage durant laquelle j’ai tout de même travaillé sur un projet pour ma directrice de mémoire, j’ai trouvé un stage d’une année en gestion de projet, communication et marketing à cinfo, le centre de compétences pour les professions de la coopération internationale sur mandat de la Confédération et d’autres organisations partenaires… Après mon stage, j’ai travaillé une année en tant que collaboratrice spécialisée pour la cellule COVID du service de la santé publique du canton du Valais, et je viens actuellement de trouver un nouveau poste en tant que collaboratrice scientifique pour un bureau d’évaluation, conseil et stratégie en politique publique.

En quoi consiste votre travail?

Je suis collaboratrice scientifique au sein d’Interface, un bureau basé essentiellement à Lucerne qui a ouvert une succursale à Lausanne. Cette dernière grandit car elle a de plus en plus de mandats en Suisse romande. J’ai beaucoup de chance car mon métier correspond exactement à ce que j’ai étudié ! On réalise des recherches sur différentes thématiques, des évaluations, des entretiens, pour pouvoir ensuite soutenir et conseiller les organisations dans leur développement et lors de l’élaboration de stratégies.

Concrètement, on peut par exemple recevoir un mandat d’un canton qui a mis en place un projet pilote sur la santé pendant deux ans, et qui souhaite que l’on évalue les impacts de ce projet. Sur cette base, nous allons présenter une offre avec le temps et les ressources que cette évaluation va nécessiter. Une fois le mandat accepté, mes tâches sont variées et consistent, par exemple en une analyse documentaire et de données, la réalisation d’entretiens et de focus groups, l’animation d’ateliers, la réalisation de comparaisons (inter)nationales, etc. Tout cela permet d’aboutir à des bilans et recommandations.

Quelles sont les compétences requises dans votre domaine professionnel?

C’est un secteur qui était assez présent en Suisse alémanique et qui commence à s’étendre en Romandie. Il peut nécessiter toutefois de pouvoir parler l’allemand car il y a de la collaboration intercantonale. Il est aussi bien d’avoir une bonne compréhension globale des thèmes (même si j’ai des collègues qui sont spécialisé·e·s dans des thèmes tels que la santé, la culture, etc.), de réaliser des recherches documentaires, d’avoir des compétences qualitatives et quantitatives (par exemple de savoir aussi bien mener des entretiens qu’analyser des études statistiques), une bonne aisance à l’oral et des capacités de présentation sont des atouts.

Il faut aussi une bonne gestion du stress, car la charge de travail n’est pas toujours bien répartie puisque cela dépend des mandats. Il faut d’ailleurs être capable de gérer diverses thématiques en même temps car les mandats peuvent être simultanés ! Il est très difficile de décrire une journée type, car il y des jours sur le terrain où on mène des entretiens, des jours de recherche au bureau, des jours de présentations aux organisations… C’est très varié.

Quels sont vos conseils pour trouver un emploi dans ce domaine?

J’ai trouvé mon premier stage grâce à des recherches sur internet, mon second poste au travers de mon réseau, et mon poste actuel directement sur le site de l’organisation. Je savais que je souhaitais faire de l’évaluation, et ai donc listé les différentes entreprises et groupes d’évaluation en Suisse afin de visiter régulièrement leur site internet. J’ai également profité de l’opportunité de réaliser un semestre de Master à Berne pour asseoir mes capacités en allemand, ce qui a probablement contribué à rendre mon dossier de candidature plus désirable.

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